Alternance à l'étranger : quelles sont les possibilités?

Publié par © Kelformation- Agnès Wojciechowicz le

Faire le choix de l’alternance, c’est souvent faire une croix sur un séjours à l’étranger. Et pour cause : les freins administratifs sont nombreux… mais pas insurmontables. Zoom sur les dispositifs qui permettent de bénéficier du meilleur des deux expériences.

Contraintes administratif

Peu d’établissements proposent d’effectuer une alternance à l’étranger. Et pour cause : la mise en place du dispositif présente des difficultés. « Il faut trouver une entreprise qui accepte que l’étudiant fasse des allers-retours entre l’école et la société et qui prenne en charge les frais de déplacement », explique Martine Brudner, responsable du parcours alternance à l’EM Grenoble.

Autre frein, légal, cette fois : si le siège social de l’entreprise est à l’étranger, l’étudiant ne peut signer un contrat de droit français. « Pour que l’étudiant puisse être embauché en alternance, il faudrait que l’entreprise ait une filiale en France et qu’il soit missionné à l’étranger », ajoute-t-elle.

Dans le public, le programme Sesam (Stage européens en alternance dans les métiers) permet de contourner ces obstacles. Piloté par la Chambre de métiers et de l’artisanat, il aide les jeunes étudiant dans des CFA (Centre de formation d’apprentis) à séjourner entre six mois et un an dans un pays de l’Union européenne.

 

Une immersion en entreprise

Pour les écoles qui ne peuvent pas bénéficier du programme Sesame, la mise en œuvre d’une alternance à l’étranger passe par deux canaux : l’alternance transfrontalière ou les partenariats.

Alternance transfrontalière

Les étudiants qui font leurs études dans une ville proche d’une frontière peuvent envisager cette option, surtout dans les régions proches de l’Allemagne et de la Suisse, qui ont une forte culture de l’apprentissage.

La proximité de la frontière leur évite des frais de déplacements important. Ils n’ont pas forcément l’expérience de la vie à l’étranger, mais peuvent découvrir le monde du travail dans un autre pays, une solution alternative qui séduit souvent des étudiants originaires des régions frontalières. « Chaque année, nous avons deux ou trois élèves originaires de l’Ain ou de la Haute-Savoie qui effectuent leur alternance en Suisse ou en Allemagne », constate Martine Brudner. (Lire le témoignage de Hülya, en alternance en Suisse)

Partenariats noués par l’école

Pour l’immense majorité des établissements, qui ne se situent pas dans des régions frontalière, développer l’alternance à l’étranger oblige à nouer des partenariats. C’est le cas de l’école MBWay, à Angers. « Nous avons trouvé un partenaire au Mexique qui est un relais éducatif et qui a un ancrage dans le milieu économique local, pour trouver des entreprises », relate Philippe Fradin. (Lire le témoignage de Jean-Baptise, en alternance au Mexique)

Le directeur de l’école préfère parler d’immersion en entreprise, plutôt que d’alternance. « Il s’agit d’une journée d’observation par semaine en entreprise pendant trois mois, qui leur permet de découvrir de nouvelles méthodes de travail. » Et non de mener de véritables missions professionnelles.

Reste qu’à l’heure de la mondialisation, ce dispositif fait son chemin. « Nous travaillons actuellement à l’exploitation de cette idée avec une école partenaire chinoise », confie Philippe Fradin.

Commentaires

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Vos réactions

  • Dhikra
    Bonjour,
    Je cherche une formation en alternance en France ou à l'étranger pour un niveau de bac +5 .
    Titulaire d'un diplôme d'ingénieur textile et fibres, j'aimerais bien poursuivre un master en alternance en management ou business .

    Merci d'avance

    Répondre

  • christophe
    je serais interesse par le contrat d apprentissage pour suivre un bts en mecanique

    Répondre

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