Suivre un bachelor ou un DEES en alternance
Publié par © Kelformation - Sévrine Dégallaix - le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)
Choisir l’alternance en Bachelor ou en DEES, c’est acquérir une expérience professionnelle valorisante sur un CV. À condition cependant d’être prêt à assumer le rythme imposé.
Des diplômes Bac +3
Diplôme de l’enseignement supérieur reconnu dans l’Union Européenne, le Bachelor se prépare en trois ou quatre ans après le bac et peut être suivi en alternance, tout comme le Diplôme d’études européennes supérieures (DEES), qui s’obtient en un an après un bac +2.
C’est généralement au cours de la troisième année que l’alternance est possible en bachelor. « Il est nécessaire d’acquérir les bases théoriques avant de pouvoir les appliquer en entreprise, explique Jean-Pierre Lahille, directeur de l’école supérieure de commerce de Pau. De plus, les étudiants qui entrent dans un programme post-bac ne sont pas tous assez matures pour intégrer le monde du travail. Enfin, au cours des deux premières années, nous mettons l’accent sur l’international, avec des stages ou des semestres passés à l’étranger. »
Sébastien Arcos, responsable pédagogique du Programme Bachelor de l’Idrac Lyon, rappelle les aspects positifs de l’alternance : « outre le côté financier, qui comprend la prise en charge des frais de scolarité et le fait d’être salarié, l’alternance permet d’acquérir une expérience professionnelle d’un an, très valorisante sur un CV. »
Peser la décision
Deux grands pièges sont cependant à éviter avant d’opter pour l’alternance en bachelor ou DEES. Le premier est de penser que l’alternance serait l'équivalent d'un long stage. Comme le souligne Jean-Pierre Lahille, « les apprentis sont là dans la perspective d’être recrutés, ils ne sont donc pas traités de la même manière que les stagiaires, qui sont généralement en entreprise pour une mission précise et qui la quittent une fois cette mission accomplie. » La décision doit ainsi être réfléchie, car l’alternance représente énormément de travail.
Le second piège consiste à se précipiter sur la première offre d'emploi venue. « Il est important de mûrir le projet, de ne pas choisir l’entreprise par rapport à la facilité mais par rapport à une stratégie cohérente », recommande Sébastien Arcos. En clair, la question à se poser est "Qu’est-ce que je veux faire plus tard ?". Le choix de l’entreprise, de sa taille, du secteur et de la fonction en dépendra.
Les débouchés
Des diplômes comme le bachelor ou le DEES peuvent inciter à la poursuite d’études. Toutefois, parmi les étudiants qui choisissent l’alternance, une majorité décide de rester dans l’entreprise plutôt que de continuer vers un Master par exemple. Jean-Pierre Lahille remarque en effet que « les alternants commencent à gagner leur vie, à être indépendants, ils ont déjà trois ans d’études derrière eux, et ils n’ont pas forcément envie de signer pour deux de plus. »
Parmi les secteurs les plus porteurs pour les DEES et les bachelors en alternance se trouvent la banque, la grande distribution, l’immobilier et plus généralement tous les domaines dans lesquels les fonctions commerciales sont centrales. Car les DEES et les bachelors ciblent particulièrement les métiers de la vente, mais aussi, dans une moindre mesure, de la communication, du management ou des ressources humaines.
« On gagne en maturité et en responsabilité »
Etudiant à l’Espeme, école supérieure de commerce du groupe Edhec, Guillaume Jounet est en 4e année de Bachelor, une formation qu’il suit en alternance : il est apprenti en consolidation et crédit management chez Lyreco.
Pourquoi avoir choisi l’alternance ?
Pendant les deux premières années, je m’étais beaucoup investi dans les associations de mon école et j’ai aimé le fait de pouvoir mettre en pratique ce que j’étudiais pendant mes cours. L’alternance est aussi une façon de différencier mon CV.
De nombreux étudiants choisissent de partir à l’étranger en bachelor, j’ai préféré l’alternance car j’ai considéré que malgré les stages, nous n’avions pas suffisamment d’expériences significatives en entreprise.
Avez-vous rencontré des difficultés ?
Les premiers mois ont été un peu difficiles. Il faut bien comprendre que c’est l’apprenti qui doit s’adapter à l’entreprise et pas l’inverse. Le rythme une semaine de cours et trois semaines d’entreprise me plait beaucoup car il permet de suivre des missions sur du long terme, mais il faut s’y habituer.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants qui voudraient suivre le même type de cursus ?
Ils doivent vraiment réfléchir à ce choix et ce qu’il implique : lorsqu’on se lance dans l’alternance, on gagne en maturité et en responsabilité, mais on risque de se couper de ses amis qui sont en filière classique. Il ne faut pas prendre cette décision à la légère, simplement pour être rémunéré.
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