Vrai/Faux sur la formation en alternance
Publié par © Kelformation - Priscilla Reig - le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)
Voie de garage, formations au rabais… Les préjugés qui entourent l’apprentissage sont nombreux. Pourtant, ce mode de formation aide à accéder rapidement au marché de l’emploi. Kelformation fait le point sur toutes les idées reçues autour de l’alternance pour vous aider à faire votre choix.
1- L’alternance est une voie de garage pour les jeunes en difficulté scolaire
FAUX
L’alternance attire de plus en plus d’étudiants. L’an dernier, près de 435 000 contrats d’apprentissage et de professionnalisation ont été signés selon le Ministère du Travail, soit 1 500 de plus qu’en 2009. « Les formations en alternance ne sont pas des formations de repêchage réservées à des candidats de moins bonne valeur, insiste Rémy Rogacki, responsable de l’apprentissage et de l’alternance à l’école des Mines d’Alès. L’alternance s’inscrit d’ailleurs dans un parcours qui demande beaucoup d’implication : les jeunes doivent être capables d’allier les cours et le travail en entreprise. Ils doivent être assidus et motivés. »
2- L’alternance ne concerne pas les bac +3 et bac +4/5
FAUX
Actuellement, on recense plus de 500 licences professionnelles accessibles en alternance. « Le nombre d’apprentis en Master 2 a doublé en 5 ans au CFA Sup 2 000. Un tiers de nos apprentis sont d’ailleurs en Master cette année, explique Estelle Anne-Vigne, responsable du développement et de la communication au sein de Sup 2 000, à Paris. De plus en plus d’étudiants choisissent de passer un diplôme en alternance à l’issue de leur cursus universitaire. Ils préparent ainsi leur insertion professionnelle. Pour les entreprises, c’est une façon de pré-recruter des collaborateurs immédiatement opérationnels. Tous nos secteurs de formation sont concernés : le commerce, la vente, la gestion, la banque, l’assurance, l’informatique, l’industrie… ».
3- L’apprentissage est un moyen de financer ses études
VRAI et FAUX
Selon Rémy Rogacki, « l’alternance permet en effet d’avoir une autonomie financière dès le CAP. Par contre, c’est moins vrai dans le supérieur. Nos étudiants perçoivent une rémunération de l’ordre de 80 % du SMIC. Or, les jeunes sont parfois amenés à se déplacer en France pour leur formation. Leur situation financière peut alors devenir délicate à gérer. Même si les études en alternance sont rémunérées, les difficultés budgétaires ne sont pas complètement éliminées. »
À noter : la rémunération des apprentis s’effectue selon plusieurs critères tels que l’âge et le niveau d’études.
À titre d’exemple, un étudiant âgé entre 18 et 25 ans ayant signé un contrat d’apprentissage percevra 41 % du Smic durant sa première année de formation. Un jeune âgé de moins de 21 ans en contrat de professionnalisation touchera, quant à lui, au moins 65 % du Smic si son niveau est supérieur ou égal au Bac.
4- L’alternance n’est faite que pour les métiers techniques
FAUX
« Les perspectives professionnelles ne se réduisent pas aux métiers de boucher ou coiffeur, insiste Estelle Anne-Vigne. La région Ile-de-France prévoit en effet qu’à la rentrée 2012 un apprenti sur deux sera dans l’enseignement supérieur. Dans notre établissement, nous formons des gestionnaires de patrimoine, des acheteurs, des statisticiens ou encore des ingénieurs commerciaux. »
5- L’apprenti a des difficultés à trouver une entreprise<
VRAI et FAUX
« C’est vrai au départ mais chaque centre de formation a un département chargé de mettre en contact les étudiants et les entreprises, explique Alain Fronteau, responsable du Bachelor en alternance de l’ISTEC à Paris. Au sein de notre école, dès qu’un étudiant s’inscrit, il peut suivre des cours pour apprendre à identifier une entreprise et à faire son CV. Par ailleurs, certains employeurs sont friands de ces étudiants motivés et ils sont encouragés fiscalement à jouer le jeu. C’est donc du gagnant-gagnant. »
6- L’alternance favorise l’insertion professionnelle
VRAI
Selon les services du Haut Commissaire à la Jeunesse, le taux d’insertion dans l’emploi six mois après la fin des études est de 60 % dans le cadre du contrat d’apprentissage et 75 % dans le cadre du contrat de professionnalisation. « C’est une réelle valeur ajoutée par rapport aux élèves ou aux étudiants qui ne connaissent pas le monde de l’entreprise. Avoir honoré un contrat en alternance est bien mieux que d’avoir réalisé un simple stage. C’est un véritable contrat de travail avec ce que cela recouvre d’obligations pour le salarié. L’employeur sait qu’un candidat issu de l’alternance sera opérationnel tout de suite », résume Estelle Anne-Vigne.
7- L’alternance ne permet pas de devenir chef d’entreprise
FAUX
« Au sein de notre CFA, nous avons une formation de création ou de reprise d’entreprise, explique Estelle Anne-Vigne. Le jeune est suivi à la fois par un tuteur au sein de l’école et un tuteur dans l’entreprise. Il se crée ainsi un réseau qui lui sera bien utile par la suite s’il souhaite créer sa propre entreprise. Je pense que l’apprentissage peut mener à tous les métiers, nous proposons d’ailleurs 140 formations différentes dans notre CFA. »
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