Les tendances de la formation de demain

Publié par © Kelformation - Marion Senant - le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)

Plus ludique, plus interactive, plus personnalisée… la formation continue suit l'évolution de la société. La "génération Y" bouscule le rapport au travail et exige qu'il ait du sens, la formation s'adapte.

Les formations en présentiel en force !

L’apparition en force du e.learning il y a quelques années laissait penser que la formation allait devenir entièrement numérique. Que nenni ! « On ne sait pas faire de formation sans présentiel. On ne sait pas créer de lien au sein d’un groupe en numérique » affirme Stéphane Diebold, vice-président du Garf (Groupement des responsables de formation).

On revient donc au présentiel. Les organismes de formation adaptent leur catalogue avec des des formats séquencés sur plusieurs semaines, qui allient présentiel (physique ou online) et permettent une interaction avec les autres participants.

 

Développer son leadership, c’est aussi devenir un médiateur

Ce fameux lien dont parle Stéphane Diebold, les entreprises se sont longtemps attachées à le détruire en mettant leurs collaborateurs en compétition. Aujourd’hui, c’est marche arrière toute ! « La tendance n’est plus de faire des managers des ‘‘Dexter’’ de l’entreprise, des psychopathes, mais des personnes avec de l’affect, parce que le nouveau management, c’est vendre du bonheur aux gens pour les motiver », analyse le spécialiste de la formation. Et pour arriver à créer cet esprit de solidarité et lutter contre l’isolement en entreprise, il faut créer du lien entre les collaborateurs.

Les organismes de formations repensent donc leurs catalogues et développent des thématiques nouvelles. Il faut définir les nouvelles règles du savoir-vivre en entreprise, apprendre à accepter la différence et en faire un facteur de réussite ou encore développer des compétences de médiation au sein de l’entreprise.

 

Les formations en philo débarquent dans les entreprises

Julie Rippinger, responsables marketing stratégique chez Comundi, évoque des formations a priori en décalage avec le monde de l’entreprise, mais qui commencent à avoir du succès, comme la philosophie.

La philo en entreprise ? Une évidence pour Stéphane Diebold : « La philosophie, c’est le sens que l’on donne aux choses, c’est tout à fait dans la tendance du moment », explique-t-il. Psycho et culture générale font également leur apparition sur les catalogues. Pour Stéphane Diebold, c’est signe qu’« il faut nourrir son réseau professionnel de manière moins professionnelle. ».

 

Développer ses capacités d’adaptation devient fondamental

Pour parler de la multiplication des connaissances, Stéphane Diebold parle « d’infobésité ». Face à une croissance exponentielle de cette information, les entreprises recherchent des têtes bien faites plutôt que bien pleine. L’atout majeur du manager de demain sera sa capacité d’assimiler et d’utiliser des compétences le plus rapidement possible.

La vie active n’est plus vue comme une expérience linéaire, qui va de la fin des études à la retraite, les parcours s’individualisent. On voit apparaître des formations pour apprendre à rebondir dans sa carrière, qu’il s’agisse de se former à l’auto-entreprenariat ou d’apprendre à mettre en place des processus de co-création au sein de son entreprise, les formations d’aujourd’hui vous aident à développer votre créativité.

 

La formation devient fun

« On a un problème pour capter l’attention des gens, c’est encore plus vrai avec la génération Y », analyse Stéphane Diebold. L’aspect ludique des formations devient primordial, comme le montre le développement des « Serious Games » ces derniers mois.

Pour les organismes de formation, cette tendance se traduit par des méthodologies plus instinctives, qui demandent une participation active et non plus une écoute passive. Fini les formations en mode « retour à l’école », Julie Rippinger explique que de plus en plus, les organismes cherchent des lieux et des techniques insolites pour pimenter leurs offres « afin de permettre aux participants de vivre une réelle expérience ».

 

Mais la formation ne suffit pas !

« Il faut rester modeste par rapport à l’impact d’une formation. Il faut que les moyens soient mis en amont et en aval par l’entreprise », explique Stéphane Diebold. Un constat que partage l’organisme de formation Comundi. « La formation de demain devra faire acquérir des compétences, mais elle devra aussi faire vivre une expérience avant-pendant-après à ses participants », explique Julie Rippinger. Pour Stéphane Diebold, la présence accrue des directeurs de la formation dans les comités de direction est signe qu’on reconnaît de mieux en mieux son importance.

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