La QSE et la reconversion professionnelle
Publié par Kelformation - Severine Degallaix - le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)
En partir ou y venir ? La QSE (Qualité, Sécurité, Environnement) est un secteur attractif, Alain M. peut en témoigner. Mais Bernard Leduc lui rétorquera que rien n’empêche de s’en éloigner. Histoire de deux reconversions professionnelles diamétralement opposées.

« Ce sont les hommes qui font la qualité »
Bernard Leduc, DRH de Carbone Lorraine, ancien directeur de la qualité
Comment avez-vous accédé à votre poste actuel ?
Après plusieurs années en tant que directeur de la qualité dans diverses entreprises, j’ai été recruté pour ce même poste par Carbone Lorraine. Puis, en 2003, le directeur des ressources humaines a annoncé son départ et on m’a tout simplement proposé de le remplacer. Cette réorientation était plutôt logique, puisque le management faisait partie intégrante de mes précédentes fonctions. On ne peut pas réduire la qualité à des statistiques : ce sont les hommes qui font la qualité.
Avez-vous suivi une formation afin de pouvoir assurer vos nouvelles fonctions ?
Bien que je sois entouré par des collaborateurs qui maîtrisent parfaitement la législation, j’ai participé à des stages sur le droit social français, afin de connaître les bases pour embaucher et licencier. Je me suis aussi mis à niveau en ce qui concerne la négociation avec les partenaires sociaux, l’aptitude à convaincre, le développement des compétences, la détection et l’utilisation des hauts potentiels… Par ailleurs, comme Carbone Lorraine est implantée dans une quarantaine de pays, j’ai aussi assisté à divers séminaires sur les clefs de réussite de l’expatriation et la façon de traiter des affaires avec des collaborateurs à l’étranger.
« Je vois mon avenir dans la sécurité des salariés »,
Alain M., ancien recruteur en reconversion vers la QSE
Pourquoi vous êtes-vous inscrit au MQSE1 du CESI2 de Saint-Nazaire ?
Après six ans de recrutement de techniciens et d'ingénieurs, j'ai eu envie me rapprocher de la réalité du terrain. J’avais une sensibilité pour la qualité, pour le fait de réorganiser pour travailler mieux, et les aspects sécurité et environnement en sont indissociables. La formation m’a d’ailleurs permis de découvrir la sécurité, qui est très marquée par l’approche humaine. L'environnement, en revanche, m'a un peu déçu, car c’est extrêmement réglementaire, la veille juridique occupe pas mal de temps et l'application terrain reste encore a minima pour beaucoup d'entreprises.
En pratique, quelles démarches avez-vous dû accomplir ?
J’ai dû faire une demande d’absence d’un an pour Congé individuel de formation auprès de mon ex-employeur, et surtout trouver des financements. J’ai obtenu une subvention de ma région, négocié mon DIF3 avec mon ancien patron et obtenu la participation de l’entreprise qui m’accueille en stage.
Comment voyez-vous désormais votre avenir professionnel ?
Aujourd'hui, je fais mon stage en qualité, mais je vois mon avenir dans la sécurité des salariés, ou dans une plus petite entreprise avec la polyvalence QSE. Malgré la crise, je reste résolument optimiste. Les besoins sont réels : il y a fort à faire sur les sujets QSE car les exigences règlementaires évoluent très vite et les entreprises courent après ces compétences.
1 Mastère spécialisé en management de la qualité, de la sécurité et de l’environnement
2 Centre des études supérieures industrielles
3 Droit individuel à la formation
Commentaires
Tous les champs sont obligatoires.
Vos réactions
Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier