Le métier d’archéologue
Publié par © Kelformation - Antoine Vlastuin - le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)
Si on se lance bien souvent dans l'archéologie à cause d'un rêve d'enfant, la réalité est tout autre. Les Indiana Jones du pays de la baguette n'ont pourtant pas à rougir de leur homologue Hollywoodien. Pour en savoir un peu plus, nous avons interviewé Olivier, 30 ans et 12 ans de fouilles au compteur.

Titulaire d'un master en histoire, Olivier fait partie de ces quelques amateurs rompus aux chantiers de fouilles. Outils de dentistes, truelles, pelles, pioches sont ses armes de prédilections. « J'ai commencé après le bac, pendant l'été, après avoir postulé aux petites annonces d'une revue spécialisée. » Depuis lors, celui qui travaille aujourd'hui dans l'édition n'a jamais vraiment arrêté. « On apprend beaucoup sur un chantier : rigueur intellectuelle et technique, souci du job bien fait, travail en équipe. » Le tout dans des conditions physiques parfois difficiles. « L'archéologie, c'est un métier de terrassier ayant bac +5 » explique le jeune cadre. « Si sur certains chantiers les logements qui nous sont proposés sont tout confort, parfois c'est tente et eau de source au menu. » Des anecdotes plein la tête, Olivier ironise « la vie en entreprise me semble désormais facile. Au moins, je dors tous les jours dans mon lit ! ».
Après avoir hésité un temps, Olivier n'a pas voulu passer le pas du professionnalisme. Cette passion pour l'archéologie relève pour lui du strict bénévolat. « Les chantiers sont des stages non payés, même si le logement et les repas sont fournis » C'est avec un certain recul, que l'éditeur analyse cette profession. «Etre archéologue, ce n'est pas simplement fouiller, c'est surtout passer du temps en laboratoire et écrire des rapports, le tout pour des salaires assez bas». Suffisant pour clore ses rêves d'enfant. « En plus, je me suis débrouillé pour me faire un lumbago lors de mes dernières fouilles ». « Ze » blessure de l'archéologue lambda » conclu Olivier. A chacun ses cicatrices.
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