MBA : quel est le bon moment pour se lancer ?

Publié par © Kelformation - Aurélie Tachot le

Le Master of Business Administration (MBA) attire un nombre croissant de cadres souhaitant donner un coup d’accélérateur à leur carrière. Quoique prestigieux, ce diplôme requiert un énorme investissement de la part des salariés. Mieux vaut donc se lancer dans l’aventure pour de bonnes raisons et, surtout, avec le timing.

PRIVILÉGIER LE MILIEU DE CARRIÈRE

S’il n’y a pas vraiment d’âge idéal pour se lancer dans un MBA, les professionnels de la formation identifient un âge moyen chez les salariés qui s’y inscrivent. « Ils ont généralement entre 35 et 45 ans, justifient d’une dizaine d’années d’expérience et ont envie de faire un point sur leur carrière », constate François Legros, directeur pédagogique à l’ISTEC.

C’est en effet en milieu de carrière que ces cadres formulent la volonté d’élargir leur palette de compétences. « Ce choix coïncide souvent avec le fait qu’il y a une opportunité à saisir dans l’entreprise, notamment une fonction à occuper au niveau européen », ajoute François Legros. « Lorsqu’une start-up est en plein développement à l’international ou qu’une entreprise est concernée par une fusion-acquisition, des opportunités se créent pour les salariés expérimentés identifiés comme des talents ou les managers souhaitant se reconvertir », confirme Michel Haristoy, directeur de la formation continue inter au sein du groupe IGS.

 

PART-TIME OU FULL-TIME, UN RYTHME POUR CHAQUE PROFIL

Quelles que soient les motivations qui vous poussent à suivre un MBA, il faut qu’elles soient bien définies. Les périodes de doutes n’ont en effet pas leur place au cours de la formation. Et puisqu’un MBA exige de l’investissement, mieux vaut se poser d’emblée les bonnes questions. Selon Michel Haristoy, « un cadre qui souhaiterait rester dans son entreprise et qui n’envisage pas de transition à court terme à l’issue de son MBA a tout intérêt à opter pour une formation en part-time qui dure entre 18 et 24 mois. A contrario, un cadre qui souhaiterait effectuer une transition de carrière immédiate en interne ou en externe peut s’orienter vers un MBA en full-time, à l’étranger si c’est pertinent. »

Si les deux modalités de formation existent aujourd’hui, celle en part-time semble remporter les faveurs de tous. « Cette option permet aux salariés de développer de nouveaux outils susceptibles de les faire évoluer. Elle est riche dans la mesure où ces derniers travaillent sur des projets d’entreprises. Même en formation, ils continuent d’apporter leur contribution à leur société », souligne Richard Major, directeur adjoint de la filière RH du groupe IGS.

 

GARANTIR UNE DISPONIBILITÉ SANS FAILLE

Un MBA est une formation intensive qui requiert une grande disponibilité. « Les salariés qui se lancent dans un MBA sous-estiment la quantité de travail que le cursus implique, constate François Legros. Or, lorsqu’il est réalisé en part-time, il doit être mené en parallèle de son activité professionnelle. »

Opter pour un MBA, c’est donc faire une croix sur les week-ends entre amis et les escapades en famille. C’est la raison pour laquelle les professionnels conseillent d’obtenir le soutien de ses proches avant de se lancer dans un tel projet. Une condition d’autant plus vraie pour ceux qui ont des enfants en bas âge. Car le temps de votre formation, c’est certainement votre conjoint(e) qui devra prendre le relai. Il n’est pas non plus conseillé de se tourner vers un MBA si vous êtes une femme et que vous souhaitez rapidement avoir un enfant. « Mener ces deux projets de front n’est pas envisageable. Mieux vaut avoir une situation personnelle stable avant de se lancer dans ce projet de formation », confirme Lévana Harroch, directrice générale du salon virtuel « MBA-Time » qui se déroulera du 24 au 26 janvier prochain.

 

DES RESSOURCES FINANCIÈRES SUFFISANTES

Inutile d’envisager un MBA si votre employeur refuse de participer à son financement et que vous avez déjà plusieurs crédits sur le dos ! Car en moyenne, un MBA coûte entre 10 000 et 80 000 euros, selon les établissements choisis. Il vous faudra par exemple débourser environ 59 000 euros pour suivre le MBA full-time de l’Insead, considéré comme l’un des meilleurs au monde selon plusieurs classements.

Comme l’achat d’une voiture ou d’un appartement, une inscription à un MBA est donc à budgétiser. D’autant plus si vous souhaitez le passer à l’étranger car vous devrez le plus souvent ajouter des frais d’hébergement. « Le retour sur investissement est le plus souvent intéressant », rassure toutefois Richard Major. L’obtention d’un MBA permettant en effet d’ajouter quelques chiffres supplémentaires à sa fiche de paye.

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