Pourquoi les jeunes ne veulent pas d’une carrière commerciale…et pourquoi ils devraient

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Les profils commerciaux sont les plus recherchés en ces temps de reprise. Pourtant, les recruteurs ont du mal à attirer les jeunes diplômés vers ces fonctions. Un constat qui a poussé Lionel Bobot, enseignant-chercheur au sein de l’école de commerce de la CCIP Négocia, a mené une enquête sur la perception qu’ont les étudiants de cette profession.

Cette étude a été réalisée auprès de 171 élèves en Master 1 et Master 2 Négociation d’affaires internationales à Négocia. Un échantillon réduit donc, mais qui se concentre sur des jeunes ayant une bonne connaissance du métier de commercial puisqu’ils s’y destinent majoritairement.

Les résultats montrent (heureusement) que la plupart des étudiants interrogés (81 %) ont une perception positive de la carrière commerciale. Cette majorité de répondants valorisent en effet l’importance de la fonction dans la vie de l’entreprise, les nombreuses opportunités de carrière, le contact humain du métier ou les possibilités d’évolution.

Mais à la question sur les principaux freins au métier de commercial, le stress et les conditions sont cités par un tiers des étudiants. Le manque d’éthique et l’image du métier de rebutent également 19 et 11 % des jeunes interrogés. Pour Lionel Bobot, en charge de cette étude, les clichés sur la fonction commerciale ont toujours la vie dure. « C’est donc principalement contre ces poncifs que les recruteurs doivent lutter dans leurs campagnes de recrutement », commente-t-il.

Cette étude aborde également les points positifs qui attirent les étudiants. Sans grande surprise, le salaire arrive en tête (48 %) devant l’autonomie (38 %) et les perspectives de carrière (11 %).

Les résultats de cette étude font ressortir un autre paradoxe. Quand on interroge ces futurs jeunes diplômés sur le secteur dans lequel ils aimeraient évoluer, ce sont la communication, l’industrie et l’automobile qui forment le Top 3. Pourtant en 2011, ce sont la banque et l’assurance, positionnés plus bas dans le classement, qui sont les plus gros recruteurs en France.

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