Les ingénieurs résistent à la crise
Publié par © Kelformation - Jean-Michel Nahas le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)
Même si la crise touche durement l’industrie, les ingénieurs continuent d’être recherchés, notamment dans certains secteurs en croissance. Le point sur les formations à ces métiers.

« L’an dernier, 25 % de nos élèves ont trouvé un emploi dans le développement durable ou dans le secteur de l’énergie, précise Monique Rubichon, directrice du développement de l’École nationale supérieure d’arts et métiers (ENSAM). Des entreprises comme GDF Suez et EDF ont notamment de grands besoins. Du côté des énergies renouvelables, il y a une véritable croissance et les emplois sont nombreux, par exemple dans la construction de panneaux solaires. »
Habituellement, les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique offrent aussi de bonnes perspectives d’emploi aux étudiants. « Cette année, il risque toutefois d’y avoir moins d’embauches dans ces créneaux en raison de la crise économique », note Monique Rubichon.
Pénurie d’ingénieurs
La France connaît une pénurie d’ingénieurs depuis deux ans, selon le Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF). En 2008, 50 % des 1 000 étudiants de l’ENSAM ont trouvé du travail avant même d’avoir terminé leur scolarité. L’autre moitié s’est placée dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme.
Pour devenir ingénieur, les candidats doivent être diplômés d’un bac scientifique, puis étudier 5 années dans un établissement d’enseignement supérieur. Les écoles d’ingénieur sélectionnent majoritairement leurs élèves par le biais de concours.
Ensuite, les étudiants peuvent suivre une formation supplémentaire de 6 mois en management pour mieux répondre aux exigences du marché. « Je conseille aux jeunes de se former en ingénierie de façon globale et de compléter leur cursus avec des études en management. Les firmes qui recrutent sont souvent à la recherche d’ingénieurs généralistes capables de mener à terme des projets complexes », explique la directrice de l’ENSAM.
Ouverture sur le monde
L’aptitude au travail d’équipe est essentielle pour les futurs ingénieurs : « nos étudiants sont formés au travail en groupe par une pédagogie transversale », souligne Monique Rubichon. La connaissance de plusieurs langues est aussi un bel atout. « Aujourd’hui, ils doivent se débrouiller avec des projets dont les pièces proviennent de Chine et dont l’assemblage est effectué en Arabie Saoudite. » L’ENSAM favorise ainsi les stages à l’étranger afin que les élèves soient rapidement habitués à travailler à l’international.
Enfin, en commençant leur carrière, les ingénieurs peuvent s’attendre à un salaire médian de 32 188 euros, selon le CNISF. Les secteurs les mieux rémunérés sont notamment l’énergie, les transports, la construction et la production de minéraux.
Commentaires
Tous les champs sont obligatoires.
Vos réactions
Il n'y a pas de commentaire, soyez le premier