Métiers de l’informatique : des diplômes sinon rien
Publié par Kelformation - Priscilla Franken le | Imprimer | Envoyer à un ami | Réaction (Pas encore de réaction.)
Dans le monde de l’informatique, il est aujourd’hui plus que jamais important de faire la différence auprès des recruteurs. Quel que soit le poste visé, les compétences techniques seules ne suffisent plus : réelles capacités relationnelles et anglais courant pèsent désormais lourdement dans la balance.

Bac +4/+5 privilégiés
Le marché actuel favorise nettement les diplômés de niveau Bac +4/+5, car la complexité croissante des systèmes informatiques requiert des connaissances approfondies et pointues. Ainsi, les recruteurs privilégient avant tout les candidats spécialisés dans un domaine précis (développeur, programmeur, administrateur réseaux...) et notamment les diplômés de grandes écoles (écoles spécialisées, écoles d’ingénieurs, mais aussi écoles généralistes).
L’université offre également de nombreuses possibilités : différents Diplômes d’études universitaires scientifiques et techniques (DEUST), Diplômes universitaires (DU), Licences professionnelles, Masters professionnels et Magistères sont spécialisés en informatique. La filière Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises (MIAGE), de niveau Bac +5, est notamment très appréciée des recruteurs parce qu’elle permet d’acquérir une double compétence en informatique et en gestion.
Du côté des filières plus courtes, les BTS et DUT sont reconnus pour leur bonne adéquation aux exigences liées à la profession de technicien supérieur. Il existe sept spécialités différentes pour les DUT, et deux pour les BTS : BTS Informatique de Gestion (IG), BTS Informatique et réseaux pour l’industrie et les services techniques (IRIS), DUT Informatique, DUT Services et réseaux de communication (SRC), etc. Ces formations permettent de s’insérer rapidement sur le marché du travail, mais de nombreux étudiants poursuivent leurs études, en Licence à l’université ou en école d’ingénieur par exemple.
Excellents communicants recherchés
Bien entendu, les employeurs privilégient les candidats immédiatement opérationnels et possédant de solides compétences techniques. Cependant cela ne saurait suffire, les compétences relationnelles étant devenues tout aussi importantes à leurs yeux. « Les informaticiens doivent aujourd’hui s’adapter à des environnements très différents et travailler avec des personnes de tous horizons.
Un bon esprit d’équipe et une grande aisance relationnelle sont de réels atouts », estime Jérôme Laïk, responsable de la division Systèmes et Réseaux pour le cabinet de recrutement Hays. Un constat qui se révèle aussi vrai pour un ingénieur système que pour un technicien de maintenance ou un hotliner : écoute, disponibilité et diplomatie doivent être au rendez-vous.
Anglais incontournable
De nombreux employeurs regrettent que les connaissances linguistiques des candidats soient souvent trop faibles : « c’est une lacune récurrente, constate Jérôme Laïk, du cabinet de recrutement Hays. Or, de plus en plus de sociétés recherchent des candidats qui parlent un anglais courant, voire qui soient totalement bilingues. Dans un contexte de mondialisation, c’est un élément devenu essentiel. Parfois même, c’est ce qui fera la différence entre deux candidats aux compétences par ailleurs comparables ». Et c’est aussi ce qui fera la différence lorsque vous souhaiterez évoluer vers de nouvelles responsabilités.
Le boom du « libre »
Avez-vous pensé au « libre » ? À l’heure où monde de la technologie traditionnelle (dit de la licence) et monde « du libre » s’affrontent, le second prend une ampleur croissante et on ne peut que conseiller aux futurs informaticiens d’acquérir des compétences en la matière. « Le monde du libre est en fort développement aujourd’hui. Parmi nos clients, beaucoup recherchent des candidats qui maîtrisent Linux, Unix ou le langage PHP par exemple. Les entreprises se laissent séduire car les licences leur coûtent beaucoup d’argent », détaille Jérôme Laïk de chez Hays. Les différentes formations proposées aux étudiants intègrent d’ailleurs de plus en plus des modules dédiés au libre. À bon entendeur !
Un marché touché par la crise
Conjoncture économique oblige, les grandes sociétés ne disposent plus forcément des budgets nécessaires pour investir dans le développement de leur parc informatique. Résultat, en l’absence de nouveaux projets d’évolution, les recrutements diminuent : « nous constatons que les effectifs des services informatique restent stables au sein des entreprises, mais qu’il y a peu de recrutements. Nous sommes actuellement dans une situation wait and see », explique Jérôme Laïk, responsable de la division Systèmes et Réseaux chez Hays.
Premiers touchés par cet état de fait, les profils liés au développement de projets : les chefs de projets fonctionnels et les cadres du middle-management notamment, voient leurs postes supprimés, faute d’activité suffisante.
Les SSII, qui représentent environ 80 % des recrutements du secteur, ainsi que l’intérim, se révèlent en revanche une bonne variable d’ajustement sur le marché de l’emploi. Ils permettent en effet aux entreprises d’embaucher des compétences sur le court terme et donc de réduire les risques que représente une embauche en CDI.
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