
Ingénieur du son
- Résumé
Artiste et technicien à la fois ! L'ingénieur du son appelé aussi chef-opérateur son travaille dans le cinéma, à la radio ou à la télévision. Il allie souvent pratique musicale et hautes technologies. L'univers du son n'est pas impitoyable mais reste affaire d'initiés. Donc beaucoup d'appelés, peu d'élus.
- Description
L'ingénieur du son cinéma a pour mission de débarrasser le champ sonore de tous les bruits ou parasites qui compromettent la bonne compréhension des dialogues. En fonction des conditions de tournage et des indications du réalisateur, il choisit le type de micro (posé, perché, caché…). Il doit aussi faire les reportages sonores pour enregistrer les éléments nécessaires à l'habillage sonore des images et mixer les dialogues.
Pour l'ingénieur du son studio, à la radio ou à la télé, le son est, en quelque sorte, la matière première, paroles et musiques.
Véritable homme-orchestre d'un album de musique, il enregistre chaque musicien séparément sur une seule piste et retravaille les sons, les aigus et les graves au mixage, imprimant ainsi une tonalité particulière. D'ailleurs, les musiciens sont très vigilants sur le choix de leur ingénieur du son qui est souvent musicien lui-même ou ancien musicien.
Àla télé, le chef opérateur du son de plateau garantit la qualité d'enregistrement d'une émission, qu'elle soit diffusée en différé ou en direct. À la régie plongé dans sa console, concentré sur la prise de son et le mixage, il peut intervenir en cours d'émission en introduisant des inserts sonores. Si l'émission est entièrement dédiée à la musique, il devra en plus avoir des compétences musicales solides. - Salaire
Dans le service public de la radio, les salaires bruts mensuels varient de 1 600 € à 3 300 € environ.
Dans l'industrie cinématographique le barème hebdomadaire moyen est d'environ 1 500 €. L'ingénieur du son est le plus souvent un technicien intermittent du spectacle qui connaît en permanence des périodes successives d'activité et de chômage - Etudes
La meilleure clé pour pénétrer ce monde reste la pratique musicale et le passage par une école nationale supérieure (ENSMIS, ex-FEMIS, Louis Lumière). Une carte professionnelle d'ingénieur du son est délivrée par le CNC (Centre national de la cinématographie) aux élèves diplômés de l'ENSMIS, ou de l'école Louis Lumière. Cette carte est nécessaire pour pouvoir travailler sur les longs ou les courts métrages dans lesquels le CNC est partenaire.
Hors ces deux écoles, il n'existe pas de filière de formation centrée sur les professions du son. Mais, de nombreuses formations peuvent ouvrir des portes : le bac techno STI spécialité génie électronique, le bac professionnel maintenance de l'audiovisuel électronique, le bac technologique techniques de la musique, le BTS audiovisuel option son, le BTS électronique, le brevet de technicien (BT) des métiers de la musique, le DUT génie électrique (option électronique), un diplôme d'école de journalisme, un DEA d'acoustique ou un diplôme d'ingénieur avec spécialisation acoustique ou électronique.
Ceux qui intègrent le milieu sans formation spécifique se forment au sein de l'entreprise ou par le biais de la formation continue.
Plus d'informations
Centre national de la cinématographie (CNC)
Service des actions audiovisuelles
3, rue Boissière
75116 - PARIS
Tél : 01 44 34 34 40
www.cnc.fr
VIDÉADOC
8, rue des 3 Couronnes
75011 - PARIS
Tél : 01 48 06 58 66
www.videadoc.com
Institut national de l'audiovisuel (INA),
4, avenue de l'Europe
94366 - Bry-sur-Marne cedex
Tél. 01.49.83.20.00.
www.ina.fr <http://www.ina.fr>






