Formation à distance

De la discipline et de l'autogestion

A l'heure où l'on change de métier plusieurs fois dans sa vie, la formation à distance semble bien souvent la botte secrète idéale, elle qui permet à un salarié de reformuler sa vie professionnelle dans une direction vers laquelle ni ses études, ni un éventuel apprentissage autodidacte ne l'a préparé.
Avouons aussi que la démocratisation du haut-débit a considérablement joué en la faveur de la formation à distance : fini le temps de la grosse enveloppe hebdomadaire qui fait naviguer entre l'étudiant et le centre tantôt une grosse pile de cours, tantôt les devoirs à rendre.
Pas de doute : aujourd'hui, l'exhaustivité des offres et l'extrême praticité des médias employés met la formation à distance pratiquement à la portée de tous.
A condition d'être bien conscient de ce à quoi on s'engage.

Formation à distance : ne pas se leurrer

Ne nous y trompons pas : la formation à distance n'est pas une formation au rabais, qu'on peut tranquillement bosser le soir devant la roue de la Fortune tout en grignotant des chips. Du moins, seule une toute petite minorité ira jusqu'au bout dans ces conditions.

Clairement, entreprendre une formation à distance met tout un chacun au pied du mur, celui-là même qu'on a vu de très près naguère, du temps où, collégien ou lycéen, on bossait chaque soir ses devoirs, plus ou moins consciencieusement. Et c'est là qu'il faut se rendre à l'évidence : tout le monde n'a pas la capacité à étudier seul, ni la discipline requise pour se confronter régulièrement à ses supports de cours et respecter le calendrier du programme.

Suivre une formation à distance, c'est évidemment être capable de travailler pour soi, sérieusement, dans un vrai souci de pérennité, hors de toute idée de compétition, de carotte ou de bâton. Et cela devient d'autant plus vrai que la formation à distance peut durer plusieurs années.

Pas facile pour tout le monde, à l'heure ou l'art de la communication paye plus qu'un savoir de fond.

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