Alternance : les 5 pièges de l'entretien d'embauche

Publié par © Kelformation - Chloé Cartier-Santino le

Vous avez choisi une formation en alternance et vous allez passer votre tout premier entretien d’embauche en entreprise ? Pour réussir cette étape et mettre toutes les chances de votre côté, voici les cinq erreurs à éviter absolument.

Arriver en dilettante

« Les jeunes apprentis ont tendance à aller à l’entretien sans être suffisamment préparés. A la moindre question, ils sont déstabilisés et n’ont ni répartie ni argumentation », constate Alain Scappaticci, directeur de la promotion et de l’alternance de l’Idrac. Pour éviter les déconvenues, mieux vaut donc maîtriser le contenu de votre CV avant de pousser la porte du bureau du recruteur. Vous pourrez ainsi expliquer, justifier et argumenter vos choix d’orientation et vos éventuelles premières expériences. « Toute l’argumentation doit porter sur le projet professionnel car l’apprentissage est un engagement sur plusieurs années », précise Jean-Michel Rolland, responsable des sciences humaines, économiques et sociales à l’Isen de Toulon.

En entretien d’embauche, il y a aussi des figures imposées. Après le traditionnel « parlez-nous de vous », il y a de grandes chance pour qu’un candidat doive répondre à la question : « Que pouvez-vous apporter à notre entreprise en tant qu’apprentis ? », ou encore « Pourquoi voulez-vous rejoindre notre entreprise ? ». Il faut impérativement s’y préparer à l’avance. Et cela ne veut pas dire y penser vaguement dans la salle d’attente dix minutes avant son entretien, mais bien prendre une heure ou deux au calme quelques jours avant la date fatidique pour construire une réponse argumentée.

 

Ne pas avoir de projet professionnel

Le jour de l’entretien, « il faut être en mesure d’expliquer son choix de l’alternance, de l’entreprise d’accueil et avoir une cohérence entre le diplôme préparé et le métier visé », explique Danièle Suinot, directrice de la formation et de l’apprentissage chez Airbus. N’oubliez pas qu’un salarié en alternance est un investissement financier et humain pour l’entreprise. Elle va donc être aussi exigeante que pour une embauche classique.

« Un apprenti est un salarié, il doit agir comme tel en ayant le même sérieux », rappelle Manuelle Malot, directrice carrières et prospective de l’EDHEC. Et de préciser : « la principale qualité à avoir est l’autonomie ». Selon le niveau de diplôme, l’entreprise attend une certaine expérience, mais aussi assez de modestie pour montrer que vous êtes dans une logique d’apprentissage.

 

Méconnaître l’entreprise

« Avant d’arriver en entretien, il faut avoir compris les codes et les valeurs de l’entreprise », souligne Danièle Suinot. Il est donc indispensable de s’être renseigné sur la culture de la société que vous souhaitez intégrer : son actualité économique, ses produits, son positionnement et ses principaux concurrents. Cela vous aidera à poser des questions pertinentes et à avancer les bons arguments lorsqu’on vous demandera pourquoi vous voulez rejoindre cette entreprise en particulier. « Il faut la même rigueur que pour un entretien d’embauche classique puisqu’il s’agit de préparer son avenir », précise Manuelle Malot.

Au moment de conclure l’entretien, il faut aussi s’assurer de ce qu’il va concrètement se passer par la suite. Qui recontacte qui ? À quel moment le recruteur entérinera sa décision ? Y-aura-t-il un deuxième (voire un troisième) entretien ? Avec qui ? Sur quel sujet ?

 

Avancer de mauvais arguments

« Les alternants se trompent parfois en pensant montrer une certaine ambition et en disant, par exemple, qu’ils souhaitent monter une entreprise après leur formation », remarque Alain Scappaticci. Attention aux gaffes : l’entreprise attend des gens motivés qui ont envie d’intégrer leur structure et de s’y épanouir à long terme. Ne dites pas que vous voulez suivre une formation en alternance parce que vous en avez marre de l’école et que vous voulez être rémunéré. Vous risqueriez de passer pour un apprenti immature. « Et surtout, il ne faut pas demander quels sont les avantages sociaux de l’entreprise. Cela ne donne pas l’image de quelqu’un de sérieux », insiste Alain Scappaticci.

Mieux vaut aussi éviter les banalités sur vous comme « je suis dynamique et persévérant ». Pour faire la différence, nourrissez chaque trait de caractère par un exemple précis tiré de vos précédents jobs ou de votre scolarité : implication dans une association, sport de compétition, passion artistique… il ne faut pas hésiter à utiliser tous ses atouts, surtout quand la partie « expérience professionnelle » de son CV est très réduite.

 

Avoir la mauvaise attitude

« Les employeurs jugent beaucoup les jeunes sur leur comportement lorsqu’ils n’ont pas une grande expérience », remarque Alain Scappaticci. La tenue vestimentaire, mais aussi l’attitude comptent donc beaucoup. Y compris pour un poste en alternance. Il convient d’adapter votre tenue aux codes de l’entreprise mais aussi de faire attention à votre langage corporel. Certes, il n’est pas toujours facile de regarder dans les yeux les professionnels expérimentés quand on manque de confiance en soi, mais l’enjeu est de taille : un regard fuyant peut démontrer un manque de sincérité. Il faut aussi faire attention à sa gestuelle, toujours montrer son enthousiasme et garder le sourire. Un peu d’entraînement suffit à corriger tout cela. Mettez-vous en situation avec des observateurs qui vous aident à repérer vos tics de langage et vos mouvements parasites.

Commentaires

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Vos réactions

  • steven
    A lire impérativement

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