Alternance : les 8 pièges de la recherche d’emploi

Publié par Caroline David © Kelformation le

Trouver un contrat en alternance, c’est comme chercher du travail tout court. Le problème, c’est qu’un étudiant n’a pas beaucoup de compétences à vendre, comparé à un pro. Pour convaincre un employeur de vous faire confiance, mieux vaut donc éviter les faux pas. Suivez le guide !

Piège n°1 : croire que l’école vous trouvera forcément un employeur

La plupart des centres de formation disposent de partenariats avec des entreprises pour placer leurs élèves en alternance. « Mais rien n’est automatique, prévient Sébastien Malige, responsable du service communication et professionnalisation du CFA Stephenson. Nos élèves sont nombreux et en concurrence. Ils doivent donc malgré tout se battre pour gagner leur place en entreprise. 

Piège n°2 : ne pas maîtriser sa formule d’alternance

Différentes formules existent : deux jours en formation/trois jours en entreprise, deux semaines/deux semaines... « Nous recrutons des étudiants issus de différentes écoles et tous n’ont pas le même rythme, explique Gaëlle Burlot, responsable du développement RH, direction déléguée bâtiment Rhône-Alpes de Vinci Construction France. Quand le candidat est au point sur son alternance et nous explique clairement son rythme, cela démontre tout de suite son implication et sa maturité à intégrer le monde du travail. C’est indispensable pour l’entreprise de pouvoir établir un planning fiable. »   

Piège n°3 : négliger son CV et sa lettre de motivation

Comme dans toute recherche d’emploi, le CV et la lettre de motivation sont primordiaux dans le cas de l’alternance. Interdiction formelle de les bâcler ! « Un CV doit comporter un titre et être clair et bien bâti, affirme Sébastien Malige. Et la lettre de motivation ciblée pour chaque entreprise. » N’oubliez jamais de soumettre vos documents à relecture auprès de votre entourage afin d’éviter les fautes. 

Piège n°4 : mener sa recherche d’emploi tout seul

« La recherche d’un employeur en alternance est souvent la première incursion des jeunes sur le marché du travail, explique Dominique Douvre, responsable du service Apprentissage Emploi Compétences à la CCI de Lyon. Ils doivent rapidement intégrer ses codes et se mettre en condition. » Impossible en restant tout seul derrière son ordinateur ! Sites Internet, salons de l’apprentissage, réunions d’information, « Points A » mis en place par les chambres de commerce pour informer sur l’alternance… Multipliez les sources et les rencontres pour enrichir vos connaissances. 

Piège n°5 : être trop discret

Pas toujours évident d’argumenter sur son parcours et de réussir à pointer ses forces quand on n’est pas encore diplômé. Pour Dominique Douvre, « il ne faut pas oublier que ce n’est pas sur vos compétences que l’on vous recrutera en alternance ! C’est votre personnalité qui prime. » Alors osez mettre en valeur les petits plus qui traduisent votre personnalité, comme des loisirs ou des engagements sportifs ou associatifs. 

Piège n°6 : négliger le travail de recherche

Impossible de postuler sans connaître un minimum l’entreprise que l’on démarche. Un véritable travail de recherche s’impose donc en amont. « Trop de candidats négligent cet aspect, ce qui peut clairement leur nuire, rappelle Gaëlle Burlot. Un futur apprenti doit être capable de se projeter dans l’entreprise et de poser des questions appropriées. La preuve de sa motivation à intégrer une société passe par là. » 

Piège n°7 : rester flou sur son projet professionnel

Même s’il n’est pas encore clairement défini, prêtez une attention particulière à votre avenir professionnel, car les employeurs qui investissent dans des alternants recherchent des personnalités matures, prêtes à se projeter à long terme… Voire à rester chez eux une fois diplômés. « Attention à ce que vous dites, recommande Sébastien Malige du CFA Stephenson. Votre projet doit être cohérent avec votre candidature. » 

Piège n°8 : bâcler sa présentation

Quels que soient l’emploi et l’entreprise, la présentation doit toujours être soignée. « Ce qui ne veut pas forcément dire costume-cravate, affirme Gaëlle Burlot. L’essentiel est d’être en adéquation avec le poste convoité, et de montrer qu’un effort a été fait. » Même si vous vous sentez encore étudiant, n’oubliez pas que vous devez vous présenter comme un professionnel prêt à intégrer le marché du travail.

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