Quels débouchés après des études agricoles ?

Publié par Agnès Wojciechowicz © Kelformation le

Acteur essentiel du paysage économique hexagonal, l’agriculture est un secteur porteur. Poursuite d’études ou entrée dans la vie active : le point sur les possibilités après une formation dans ce domaine.

Il y a vingt ans, la majorité des agriculteurs à la tête d’une exploitation n’avaient aucun diplôme. Les choses ont beaucoup changé depuis : « aujourd’hui, les jeunes qui souhaitent s’installer poursuivent leurs études au moins jusqu’au bac », note Claire Pruvot, chargée d’études sur la formation à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles).

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Une formation indispensable pour s'installer

La crise est passée par là, complexifiant le métier et élevant le niveau de compétences nécessaire pour l’exercer. « Les exploitants ont beaucoup plus de choses à gérer qu’auparavant. Du coup, les banques qui leur accordent des prêts exigent au minimum le bac ou un diplôme agricole », constate Claire Pruvit. C’est pourquoi, une fois leur Certificat d’aptitude professionnel agricole (CAPA) en poche, nombreux sont les jeunes à poursuivre en Bac pro conduite et gestion de l'exploitation agricole.

10 à 15 ans de salariat après le BTS

En 2010, un tiers des exploitants agricoles de moins de 40 ans avaient un diplôme de l’enseignement supérieur selon les chiffres de l’INSEE. Le BTS est une des possibilités. Et le choix ne manque pas en termes de spécialisations : analyse et conduite des systèmes d’exploitation, agronomie production végétale, génie des équipements agricoles, BTSA production animale ou horticole… « Beaucoup envisagent ensuite de rentrer dans la vie active et de travailler pendant dix ou quinze ans en tant que salarié, puis de reprendre l’exploitation familiale au moment du départ en retraite des parents », relève Hélène Rongeot, responsable des programmes de licences professionnelles de l’Ecole Supérieure d’Agriculture d’Angers. En tant que salariés, ils œuvrent alors à titre de conseillers agricoles auprès de coopératives ou de chambres d’agriculture, ou occupent des postes de commerciaux au sein d’une entreprise agricole ou d’une centrale d’achat.

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Pousser jusqu’au Bac +5 pour entrer en cabinet d’études

Les étudiants titulaires d’un Bac +2 peuvent poursuivre leurs efforts en licence pro, puis en Master en biotechnologie végétale, en production animale, ou emprunter la voie d’une formation d’ingénieur en agriculture ou en agronomie. Une fois diplômés, « les titulaires d’un Bac +5 peuvent intégrer la recherche et l’expérimentation pour le compte d’instituts publics, d’entreprises privées ou encore d’acteurs territoriaux telles que les coopératives, ou la transformation de produits au sein de sociétés de l’agroalimentaire », illustre Hélène Rongeot.

Les exploitants agricoles en chiffres

Les chefs d’exploitation sont de plus en plus nombreux à être diplômés. En 2010, les trois quarts des exploitants de moins de 40 ans détenaient un bac, tandis que 60 % des chefs d’exploitation avaient décroché un diplôme agricole, d’après l’Agreste. Les agriculteurs indépendants déclaraient 60 heures de travail médian hebdomadaire par semaine, sur des exploitations de 78 hectares en moyenne. Le revenu annuel des agriculteurs s’élevait à 24 300 euros en moyenne par exploitation en 2010, selon l’INSEE. 

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