Rythmes école/entreprise en alternance : quelle formule est faite pour vous ?

Publié par Benjamin Dusaussoy © Kelformation le

Aller en cours puis se plonger dans la vie de l'entreprise, revenir sur les bancs des classes pour mieux repartir quelques semaines au travail... En alternance, ce roulement incessant est le lot de chaque étudiant. Quels sont les différents rythmes ? En fonction de quels critères faut-il plutôt se tourner vers l'une ou l'autre formule ? Kelformation vous dit tout.

Vous avez trouvé une entreprise pour réaliser vos études en alternance seulement voilà, ce n'est pas le rythme que vous espériez ? Il n'existe malheureusement aucun programme à la carte. « Les rythmes sont fixés par les écoles selon des montages pédagogiques complexes qui respectent des heures de cours, des périodes d'évaluation... assure Marina Galderisi, directrice apprentissage et alternance de l’INSEEC Business School. L'étudiant ne peut donc pas négocier la cadence. Il choisit l'école, l'entreprise et se cale sur ce qui lui est proposé. » Tout au plus pouvez-vous partir en quête d'un centre de formation qui propose une formule qui vous convient. 

Autant de rythmes que de formations

Trois semaines/une semaine, un mois/un mois, deux jours/trois jours... En matière de rythme en alternance, la seule règle à connaître est... qu'il n'y en a pas. « Il pourrait exister autant de rythmes que de formations à partir du moment où le volume horaire réservé à chaque lieu respecte le plan légal », témoigne Nathalie Binois, responsable de l’alternance à l’Ecole Atlantique de Commerce (EAC). Un formule unique impossible à mettre en place donc, « puisque même d'un service à l'autre dans une entreprise, les besoins changent parfois », ajoute Jacques Guilluy, qui s’occupe de l’apprentissage à la SKEMA Business School.

Des rythmes propres à chaque métier

En réalité, c'est davantage l'activité sur le terrain qui déterminera la nature du besoin propre aux missions proposées. « Chaque secteur connaît ses propres règles. Pour des missions à caractère commercial, il paraît difficile de ne pas assurer de suivi auprès de ses clients pendant deux semaines. En contrôle de gestion, il est impossible d'être absent lors de la clôture des comptes ou pendant la réalisation de tableaux d'analyses financières », constate Marina Galderisi. Certaines activités comme celle de vendeur en magasin peuvent, en revanche, offrir davantage de souplesse.

Le vrai critère de choix : la situation géographique

Pour évaluer la faisabilité du projet au moment de vous lancer dans vos recherches : « le critère déterminant reste le positionnement géographique de l'entreprise par rapport au centre de formation, précise Jean-Paul Soubeyrand, directeur adjoint à l'Institut Supérieur d'Electronique de Paris (ISEP). Partir sur une base deux jours/trois jours ne posera pas trop de problèmes en Ile-de-France. En province, cela peut devenir plus compliqué, en raison des déplacements. » Un constat partagé par Jacques Guilluy : « Sur nos trois campus de Lille, Paris et Sophia Antipolis, nous sommes passés cette année à un rythme d'une semaine en école puis deux en entreprise au lieu de deux jours/trois jours afin de faciliter la mobilité des apprentis. »

Des rythmes courts pour une réadaptation plus facile ?

Existe-t-il une formule plus efficace qu'une autre ? Faute de réponse évidente, sachez que plus le rythme des va-et-vient école/entreprise est rapproché, plus il sera difficile de tenir le tempo. Si la formule un mois/un mois à quant à elle l'avantage de permettre aux alternants de s'investir à fond dans le travail scolaire puis dans l'entreprise, elle ne favorise pas forcément la réadaptation rapide à l’école ou à la vie professionnelle une fois de retour. 

Le niveau de diplôme à considérer

En d'autres termes, ce sont davantage le niveau de diplôme et le domaine dans lequel vous souhaitez vous engager qui feront office de sélection. « Nous formons des jeunes qui arrivent avec un bac +2 et sortent avec un niveau master. En tant qu'école de management, nous souhaitons que les entreprises confient à nos étudiants des missions à responsabilités. Dans ce cas, mieux vaut être présent au moins quelques jours par semaines et ne pas avoir de longues périodes d'absence. Dans le cadre d'un BTS, moins exigeant en termes de missions, partir sur un programme deux semaines/deux semaines sera certainement moins problématique », explique Marina Galderisi. 

Une certitude en tout cas pour Jean-Paul Soubeyrand : « Sur des cursus de plusieurs années en alternance, les périodes en entreprise sont généralement de plus en plus longues pour permettre aux jeunes de se professionnaliser. »

Commentaires

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Vos réactions

  • Gael
    Bonjour,
    Voilà, je vous explique : Je viens de commencer un CAP en alternance et j'ai déjà un BAC PRO donc je suis dispensée des matières générales. J'ai donc moins d'heures de cours durant ma semaine de formation au cfa.
    Mon employeur souhaiterait que je vienne travailler durant ces jours de trou vu que je ne fais pas 35h du coup. Mais est-ce que c'est possible ? Si oui, est-ce que mes heures seraient considérer comme des heures normales pour "compensé" ou est-ce que ce serait des heures supplémentaires (payé comme tout autre salarié de l'entreprise donc) ? Voilà, je vous remercie de vos futurs réponses et de m'éclairer sur cette situation. ^^

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  • arnaud
    je n'ai pas de commentaires à faire, seulement que trouver un patron pour l'apprentissage.... c'est galère

    merci de voir pour des employeurs architectes qui voudraient former des jeunes

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