Comment votre niveau d’anglais est-il évalué ?

Publié par Agnès Wojciechowicz © Kelformation le

Nombreux sont ceux qui pensent avoir un bon niveau en anglais. Les tests pratiqués par les organismes démontrent souvent le contraire. Comment vérifier votre maîtrise de l’anglais ? Des experts lèvent le voile sur leurs méthodes.

Avants-tests avant les tests

Dès votre première visite dans un organisme, vous pouvez être soumis à une première évaluation sans le savoir. « Lors de l’accueil de la personne, nous effectuons un pré-test avant les évaluations écrites et orales afin de déterminer le niveau de test à lui donner, confirme Andrew Burlton, directeur de l’enseignement de l’anglais au British Council. Nous commençons par lui poser quelques questions simples en anglais d’ordre administratif afin de déterminer si son anglais est fluide ou pas. » Est-ce la première fois que vous venez ? Avez-vous réservé un créneau pour votre évaluation ? Comment peut-on vous aider ? Autant d’interrogations formulées dans la langue de Shakespeare qui pourront donner des indications sur votre savoir linguistique.

Découvrez toutes les offres de formation en anglais 

Questionnaire à choix multiples

De formes variées, le QCM tend à vérifier les connaissances grammaticales du candidat, l’étendue de son vocabulaire et sa maîtrise de la syntaxe. « Nous soumettons un test de grammaire comprenant une dizaine de questions à choix multiples. Moins de trois bonnes réponses, c’est un débutant, entre trois et cinq, le niveau est élémentaire, entre cinq et huit, intermédiaire et plus de huit, avancé », indique Virginie Philibert, R&D director chez Télélangues.

Voici des exemples de questions de vocabulaire intermédiaire élaborées par cette école :

« I'm afraid we can't meet your….. a) deadline b) date limit c) delay d) time limit ».

Ou encore un point de grammaire élémentaire :

« We're travelling __ London tomorrow. a) to b) in c) for d) at ».

Chez 1 to 1 English, « on un QCM de 45 questions d’environ 15 minutes sur plateforme informatique : l’apprenant répond à des questions de vocabulaire, grammaire, compréhension écrite portant sur un texte d’actualité», explique Jonathan Ways. Un candidat ayant un champ lexical d’une centaine de mots sera classé comme utilisateur intermédiaire, celui qui en possède 500, avancé. Un utilisateur élémentaire saura construire une phrase simple avec un sujet, un verbe, un complément ; un utilisateur expérimenté maîtrisera les subordonnées. 

Questions miroir et rédaction

Les questions de QCM peuvent avoir une double fonction. « Notre test comprend des questions miroir qui évaluent un point de grammaire ou de vocabulaire déjà soumis dans les questions précédentes, ceci afin de vérifier que le candidat maîtrise ce point et que ses bonnes réponses ne sont pas dues au hasard », dévoile Virginie Philibert. Au British council, en plus d’un questionnaire à choix multiples, l’épreuve écrite prend également la forme d’une rédaction à partir d’un thème donné : « à travers cette production écrite, nous examinons si le vocabulaire utilisé est développé ou pas, la grammaire correcte et la construction des phrases complexe ou non », admet Andrew Burlton.

Conversation de 15 à 30 minutes

Les organismes de formation testent par ailleurs l’expression et la compréhension orales. « Nous les évaluons de deux manières la première s’appuie sur un extrait audio. Le stagiaire doit alors répondre à des questions portant sur l'action décrite oralement. » La seconde, plus courante, est un entretien avec un formateur variant de 15 à 30 minutes selon les organismes. « Notre test oral est un échange avec le professeur qui interroge la personne sur son activité professionnelle, sur son lieu d’habitation ; si l’apprenant est à l’aise, le professeur enchaînera sur ses hobbys, ses voyages », complète de son côté Andrew Burlton. « Cette évaluation orale sert à identifier le niveau à l’oral mais aussi la prononciation », analyse Jonathan Ways. 

Niveau disparate

De manière générale, « si les personnes évaluées ont parfois du mal à se positionner de façon adroite et peuvent n’avoir qu'une appréhension partielle de leur niveau d'anglais, les résultats de l’évaluation coïncident en général à l'image qu'ils ont d'eux-mêmes », confie Jonathan Ways. Toutefois, il arrive que les apprenants aient un niveau disparate. « Les professionnels de l’informatique peuvent être très bon en compréhension écrite car ils consultent régulièrement des documents rédigés en anglais mais leur expression orale peut être très faible du fait de leur manque de pratique »,  illustre Virginie Philibert.

Commentaires

Tous les champs sont obligatoires.


Vos réactions

Pas de commentaire

Publicité

Les dernières brèves

Dans la même rubrique