Peut-on être un leader quand on a le charisme d'une huître ?

Publié par © Kelformation - Marion Senant le

Vous le sentez au fond de vous, il ne vous manque pas grand-chose pour devenir le grand chef. Mais ce "pas grand-chose" a quand même un peu à voir avec votre personnalité profonde. Voici trois questions à se poser, même si l’on est timide, quand on veut développer son leadership.

Quelles sont les caractéristiques d’un leader

« Un leader, c’est quelqu’un qui est reconnu par les autres comme tel », définit Eric-Jean Garcia, directeur de l’Executive Master Trajectoires Dirigeants à Sciences Po. On ne s’auto-déclare pas leader, on le devient dans le regard des autres.

On ne peut pas dresser un portrait-robot du leader. Il n’y a pas d’école qui vous forme à en devenir un, ni de régime spécial ou d’entraînement mystère. Parmi les leaders célèbres, on retrouve des self-made-men et des héritiers ; des personnes bardées des diplômes les plus prestigieux et d’autres qui ont quitté l’école très jeune. « Mais tous les leaders ont trois ‘‘éléments’’ en commun », note Eric-Jean Garcia : l’énergie, un ‘‘contrat personnel’’ et les circonstances.

Energie : le leader est celui qui entraîne les autres à sa suite, qui leur donne envie de s’investir pour un projet et pas seulement pour l’argent. Mais il faut une énergie hors du commun pour y arriver. « Cette énergie, c’est le dénominateur commun de tous les leaders », estime Eric-Jean Garcia.

Contrat personnel : « on ne peut pas vous mettre de la conviction en intraveineuse », illustre l’universitaire. Le leadership c’est une sorte de contrat personnel qui se construit depuis l’enfance. Il dépend du niveau d’ambition que l’on se donne. Les valeurs dans lesquelles on a été élevé jouent un rôle important dans notre capacité à emmener les gens autour de nous, que l’on agisse en accord ou en réaction avec elles.

Circonstances : quand on pense « leader », on imagine des « Grands Hommes », comme Gandhi, De Gaulle ou encore Churchill. « Il ne faut pas réduire le leader à l’homme providentiel », prévient Denis Cristol, directeur de l'ingénierie du CNFPT. « Les circonstances font le leader. De Gaulle et Churchill ne seraient pas devenus de telles figures sans la Deuxième Guerre Mondiale et il n’y aurait pas eu de Gandhi sans la colonisation ».

Voir les formations en leadership 

Un leader est-il forcément charismatique ?

Les livres sont pleins de ces « leaders charismatiques », de ces personnalités « hors-norme » qui ont « fait » l’histoire... Et bon nombre d’entre eux étaient des dictateurs uniquement intéressés par leur propre intérêt. « Un vrai leader a une dimension éthique. Il croit en un projet, une idée, un combat, qui le dépasse »,corrige Eric-Jean Garcia.

Denis Cristol arrive à la même conclusion, le leader charismatique existe et base son pouvoir sur la relation qu’il a avec son entourage. Tandis que le vrai leader est celui qui apporte une vision aux personnes autour de lui, qui leur donne envie de travailler avec lui et non pas pour lui.

Réduire le leader à sa dimension charismatique, c’est encore une fois oublier les circonstances qui l’entourent. « Quand on observe des groupes face à des situations exceptionnelles, ce n’est pas toujours celui désigné comme chef qui sort du lot », estime Denis Cristol. ». Le leader peut mettre du temps à se construire, à se révéler, aux autres et surtout à lui-même. « Un leader, c’est différent de la star de la cour de récré, d’ailleurs, on retrouve rarement ce dernier à la tête des entreprises du CAC 40 » remarque Eric-Jean Garcia, auteur de « Leadership : perspectives sur l’exercice du pouvoir dans les entreprises

 

Comment développer son leadership ?

Les formations en leadership ne feront pas de vous un leader en quinze jours. Elles ne peuvent que vous aider à développer votre potentiel. Pour être efficace, une formation doit poser la question : « pourquoi est-ce que je veux devenir un leader ? ». Pour effectuer cette démarche, on peut se tourner vers le coaching, ou, à défaut, vers son entourage pour répondre aux questions : « Est-ce que je me vois diriger une équipe/ une entreprise ? », « Quel est mon potentiel d’entraînement naturel ? »…

Pour être efficace, une formation doit vous demander un véritable travail sur vous-même. Un travail qu’il faut être prêt à faire. « Un des points communs des leaders, c’est leur confiance », déclare Eric-Jean Garcia. Impossible d’entraîner le monde à sa suite si on ne se fait pas confiance. D’après l’universitaire, une bonne formation en développement du leadership a tout à voir avec le fait de « sortir ce qu’on a dans les tripes ». Futurs dirigeants, vous voilà prévenus !

Commentaires

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Vos réactions

  • hyggins
    Salut!je suis interesse par vos cours des leadership.svp faites moi parvenir ce cours par Mon email.merci

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  • Eric
    Être leader aujourd'hui est un art difficile...
    Les directions veulent un maximum de rentabilité sans investir et sans trop dépenser en RH. Ces directions veulent aussi un management très directif!
    Les salariés se rebellent trop facilement et veulent un salaire sans travailler...ou en faire le moins possible!
    Comment faire?

    Répondre

  • Serge de la boetie
    Et dire que des gens vont payer pour cette formation? Tous les frustrés, timides, qui rêvent de se venger de toutes ces années où ils étaient invisibles. Ne rêvez pas, vous êtes un looser, vous resterez un looser et cette formation ne vous mènera nul part.

    Répondre

  • theo le croquant
    attention une Huitre peut étre leader!arcachon ou Marennes elle peut entrainer tout un staff du CAC 40 chez "Jules" place Clichy....

    Répondre

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