Choisir un MBA : les 5 erreurs à ne pas faire

Publié par © Kelformation - Aurélie Le Caignec - le

Destinés aux salariés souhaitant doper leur parcours professionnel, le MBA est une formation haut de gamme considérée comme un accélérateur de carrière. Avant de jeter votre dévolu sur un cursus, mieux vaut prendre le temps de faire le tri parmi les offres des écoles. Quelques conseils pour déceler les pièges et faire un choix éclairé.

Erreur n°1 : se méprendre sur l’objectif du MBA

Le premier des pièges serait de penser que le MBA est un sésame qui vous ouvrira toutes les portes. Détrompez-vous ! Le diplôme ne suffira pas si vous n'avez pas une idée très précise de ce que vous voulez en faire.

 

« Le MBA n'est pas un mot magique. Il faut qu'il y ait un projet professionnel derrière. Il servira surtout aux salariés qui souhaitent trouver un poste plus intéressant ou conforter une compétence », explique Marie-Hélène Abbo, responsable académique des programmes internationaux et du MBA France-Inde à l'ESC Pau.

 

Même son de cloche du côté de Régis Brandinelli, directeur général adjoint de l’école Skema. « Pour les personnes qui se sentent très bien dans leur job et qui ne souhaitent pas en changer, avoir un MBA ne changera pas grand-chose », assure-t-il. 

Erreur n°2 : choisir une formation méconnue

Quoiqu'on en dise, la reconnaissance reste un gage de qualité. Opter pour un programme dont personne n'a jamais entendu parler ne vous rendra pas service. Car un MBA aura plus de valeur sur le marché du travail s'il est reconnu à la fois d'un point de vue académique mais aussi professionnel.

 

Avant de porter votre choix sur un cursus, regardez si son programme et son établissement sont accrédités (Equis, AACSB, AMBA). Autre astuce : tenez compte des classements dans la presse. Cela vous apportera un premier socle solide d'informations sur lequel vous pourrez vous reposer.

Erreur n°3 : ne se fier qu’aux les plaquettes

À l'heure du choix, tout doit être scruté : accréditations, professeurs, programmes, prix, rythme de formation... Ne pensez surtout pas qu'après avoir reçu les plaquettes des écoles, votre investigation s'arrête. « Il faut se donner la peine de poursuivre ses recherches et de se procurer la liste des anciens élèves, se renseigner sur les professeurs, notamment via internet. Il s'agit juste de bien faire ses devoirs », indique Vincent Vinatier, étudiant en MBA à Audencia.

 

Un coup de fil à l'école, une visite de l'établissement et une rencontre avec un ancien élève vous serviront à conforter une bonne impression.

Erreur n°4 : opter pour un MBA à vocation nationale

Se lancer dans un MBA français dont le programme s'intéresse à la gestion des risques à l'échelle du pays a peu de sens. « Un MBA ne doit pas être national. Il doit donner la possibilité à des décideurs de devenir des managers globaux », affirme Régis Brandinelli. C'est-à-dire des individus capables de travailler sur des problématiques à l'échelle mondiale.

 

Pour mesurer la portée d’un MBA, regardez la part des cours donnés en anglais et vérifiez si des sessions à l'étranger sont régulièrement programmées. Si vous souhaitez faire votre MBA à l'étranger, sachez que les États-Unis restent le pays de référence.

 

Toutefois, d'autres options existent notamment du côté de l'Asie. L'ESC Pau, par exemple, propose un programme basé à la fois en France et en Inde. De leurs côtés, l'école des Mines et Skema préparent conjointement un Executive MBA délivrant des sessions en France, en Chine, aux États-Unis, au Liban et en Russie. 

Erreur n°5 : faire un choix par défaut

Si, malgré vos recherches, vous n'avez pas trouvé de MBA correspondant à vos attentes, mieux vaut vous en dispenser. « Il faut être sûr de choisir une formation qui correspond à ce que l'on veut faire et qui vient compléter son profil », estime Vincent Vinatier. Pour cet ancien analyste financier de la City passé par le paysagisme durable, il fallait un MBA capable de combiner ces deux expériences. « À Audencia, l'une des spécialités était la responsabilité sociale des entreprises, le domaine qui m'intéressait », poursuit l'étudiant. Le MBA n'est donc pas un diplôme de plus que l'on ajoute à son CV : il s'insère dans une véritable démarche professionnelle.

 

« Les recruteurs cherchent de plus en plus à savoir si les diplômes obtenus sont en adéquation avec le parcours professionnel », confirme Marie-Hélène Abbo. Sans oublier que ces formations représentent beaucoup d'investissement, que ce soit en termes de finances et de temps. Mieux vaut donc être sûr à 100 % avant de s'y engouffrer.

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