Le MBA : est-ce fait pour vous ?

Publié par © Kelformation - Sylvain Luneau - le

Intégrer un Master of Business Administration n'est pas à la portée de tous. Cette formation de haut niveau implique de nombreux sacrifices et s'adresse à des profils bien particuliers. Le MBA, pour qui, pour quoi ? Kelformation vous éclaire.

« Détenteur d'un MBA », une ligne qui vaut de l'or sur un CV. Saint Graal des diplômes, le Master of Business Administration ouvre de nombreuses portes et donne généralement un coup d'accélérateur à une carrière. Mais il n'est pas fait pour tout le monde. 

Condition n°1 : l'expérience

« Les Master of Business Administration ne s'adressent pas aux jeunes diplômés des bancs de la fac, mais aux professionnels qui veulent évoluer dans leur carrière », prévient Valérie Claude-Gaudillat, directrice du programme MBA d'Audencia Nantes.

Les attentes des candidats sont aussi riches que variées :

  • des responsabilités accrues
  • une ouverture à l'international
  • le passage de fonctions techniques à des fonctions d'affaires
  • une reconversion
  • le développement d'un expertise pour les entrepreneurs

« Tous bénéficient d'un minimum d'expérience et de responsabilités. C'est un des critères de sélection », annonce Valérie Claude-Gaudillat.

Le projet professionnel est donc la clé de cette formation. Il conditionne notamment les candidatures au moment de la sélection. « Ce ne sont pas les diplômes qui ont le dernier mot. On va ainsi refuser des jeunes bardés de diplômes alors qu'un professionnel avec seulement un bac en poche mais une grande expérience aura beaucoup plus de chances », souligne Jean-François Chanlat, directeur de l'Executive-MBA de l'Université Paris-Dauphine.

Avant de postuler, assurez-vous donc d'avoir l'expérience suffisante : de 3 à 10 ans pour un MBA classique, une dizaine d'années pour un Executive-MBA. Certes il existe aujourd'hui quelques MBA qui ouvrent leurs portes aux étudiants. Mais prudence : la richesse de l'apprentissage en pâtira. 

Diversité des candidats

Toutes les grandes fonctions de l'entreprise sont représentées parmi les candidats des MBA : recherche et développement, finances, ressources humaines, direction générale, comptabilité, etc.

« Il n'y a pas de profils types », soutient Jean-François Chanlat. « D'architecte à Yield manager, les candidats viennent de tout horizon. Seule importe la pertinence de leur projet professionnel. »

Et la parité dans tout ça ? « L'environnement est majoritairement masculin, mais de plus en plus de femmes viennent grossir les rangs. C'est le cas surtout des MBA à plein temps où la proportion des femmes atteint presque les 50 % », témoigne la directrice du programme à Audencia. « En MBA à temps partiel, les hommes sont plus enclins que les femmes à sacrifier la vie de famille pendant presque deux ans. Ils y sont donc plus nombreux », explique Jean-François Chanlat.

La diversité est l'une des forces de ces programmes. On y retrouve un grand nombre de nationalités qui traduisent d'ailleurs l'ouverture internationale des MBA. Intégrer un Master of Business Administration, c'est envisager de terminer sa formation à l'étranger. Mieux vaut donc se sentir prêt à partir pour de nouveaux horizons. 

Êtes-vous prêt à faire des sacrifices ?

L'emploi du temps est très chargé pendant toute la durée du MBA, surtout si vous optez pour un cursus en temps partiel, en continuant de travailler en parallèle. Dans ce cas, vous partagerez votre temps entre l'entreprise, l'école et les réunions du week-end. « Le soutien moral de la famille est alors primordial. Si elle n'est pas capable de supporter les indisponibilités du candidat, la formation peut s'avérer un véritable enfer », prévient Jean-François Chanlat.

Si vous avez la possibilité de prendre une année sabbatique, choisissez alors le MBA à temps plein qui s'étend sur une plus petite période et offre des créneaux libres pour les loisirs.

Autre sacrifice de taille : le Master of Business Administration coûte cher. Comptez entre 20 000 et 80 000 euros selon l'école et le type de MBA choisi. « L'investissement financier est considérable. Renseignez-vous auprès de votre entreprise pour savoir si elle finance ce genre de formation, par exemple dans sa politique de développement des cadres », conseille Valérie Claude-Gaudillat.

 

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