Le team-building peut-il sauver une équipe?

Publié par © Kelformation - Aurélie Tachot le

Participer à un cours de cuisine avec vos collègues avant de vous frotter au théâtre, au chant et à l’escalade avec votre manager ne vous emballe pas ? Pourtant, ces opérations de team building permettent de doper les valeurs collectives de votre équipe. Voici les trois questions à se poser avant de se prêter au jeu.

Que peut-on attendre du team-building ?

Connaître ses collègues, c'est mieux travailler avec eux. Voilà le postulat sur lequel reposent toutes les sessions de team-building. Qu’elles s’adressent aux opérationnels, aux managers ou aux dirigeants, « ces actions de coaching permettent aux individus d’une même équipe de se découvrir et de créer du lien », décrypte Marie-Camille Myin, directrice du cabinet Olivier Finet Consultants. Et ce à travers des séminaires traditionnels ou des activités évènementielles ou sportives aussi diverses que des parcours acrobranches, des stages de plongée, des cours de chant ou de théâtre…

L’enjeu de ces sessions de construction d’équipe est de favoriser la cohésion d’une équipe de travail afin de lui permettre d’atteindre ses objectifs. C’est la raison pour laquelle « elles sont d’autant plus stratégiques lorsqu’elles surviennent à la suite d’un changement », précise Yann Coirault, consultant chez CSP Formation. La fusion de deux services d’entreprise et la modification des procédures en interne peuvent, par exemple, donner lieu à une action de team-building. Pour autant, il vaut mieux ne pas attendre que les difficultés s’installent avant d’agir. Une équipe nécessite un minimum d’entretien, au même titre qu’une voiture. « Une équipe, ça se construit et se reconfigure en continu », confirme Serge Eskenazi, coach chez JBS-Coaching.

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Que se passe-t-il durant ces sessions ?

À l’occasion de ces séances de coaching d’équipe, les collaborateurs sortent de leur routine professionnelle. L’objectif étant qu’ils prennent suffisamment de recul pour s’intéresser aux relations qui les lient à leurs collègues. Pour parvenir à cet objectif, les organismes de coaching s’appuient sur plusieurs outils comme des jeux de rôles, des simulations de projets mais aussi des conférences et des débriefings.

La société FlightAdventures mise, par exemple, sur l’originalité en proposant aux équipes de travail de se retrouver dans un cockpit de Boeing 777, grâce à un simulateur de vol. « Nous invitons les collaborateurs à participer à un vol transatlantique fictif, au cours duquel un incident se produit. C’est un exercice qui va les obliger à prendre des décisions, à se répartir le travail et à s’assurer que tout le monde dispose du même niveau d’informations… », explique Gilles Grégoire, directeur de la société.

Chez CSP Formation, les sessions de team building durent deux jours, soirée comprise. Elles se découpent en trois moments-clés : un temps d’exercices et de jeux, un temps de partage et d’écoute et un temps d’ouverture. À chaque phase, les équipes sont invitées à aborder les éventuels dysfonctionnements ou points de blocage. Ces sessions proposent également aux collaborateurs d’effectuer des travaux de groupe sur la communication, la répartition des tâches, la priorisation des décisions… À l’issue de ces deux jours, chaque membre de l’équipe ressort avec des solutions « clés en main », notamment un plan d’action pour continuer à créer de la cohésion au sein de son équipe ou pour mettre en place un nouvel outil de reporting, par exemple.

 

Le team building permet-il de résoudre des conflits ?

Sur ce point, les avis des professionnels divergent... Pour Marie-Camille Myin, « ces sessions ne constituent pas une solution au service de la gestion de conflits. » Yann Coirault tient, quant à lui, un autre discours. « Elles ne sont pas intéressantes pour résoudre un conflit entre deux personnes mais elles peuvent être efficaces en cas de conflit entre plusieurs membres d’une même équipe », avance-t-il.

De fait, lorsque des tensions s’installent au sein d’un groupe, « nous proposons aux collaborateurs de se rencontrer au cours d’un entretien en face à face, dans un espace où la parole est protégée, afin qu’ils mettent à plat leurs différends. Pour les aider à résoudre leurs conflits, nous leur proposons une trame de dialogue », précise Yann Coirault. Pas question, durant cette étape, de s’accuser les uns les autres. « L’approche est plus systémique et les échanges doivent être constructifs », insiste le consultant.

Si les professionnels sont partagés sur la résolution de conflits, ils se rejoignent tous sur un point : il n’est pas nécessaire d’apprécier ses collègues pour mener à bien un travail d’équipe. Par conséquent, si ce n’est pas l’amour fou avec eux, ce n’est pas grave ! « Dès lors qu’un collaborateur se sent intégré à l’équipe et qu’il y apporte sa contribution, il n’a pas besoin d’apprécier ses collaborateurs pour être performant », indique Yann Coirault. « Malgré les différences qui peuvent opposer des collaborateurs, il faut respecter le travail de chacun et parfois mettre de l’eau dans son vin », tempère toutefois Marie-Camille Myin.

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