Formation continue : ce que vous pouvez faire sans le bac

Publié par Agnès Wojciechowicz © Kelformation le

Que ce soit dû à un échec aux examens ou à une interruption d’études, vous n’avez pas le bac. Les portes du savoir ne vous sont pas fermées pour autant. Jeunes ou moins jeunes, plusieurs options s’offrent en effet à vous. Le point sur ces dispositifs qui vous permettront d’accéder à la formation continue.

titre professionnel: pour se reconvertir rapidement

Aucun diplôme n’est requis pour suivre ces formations qui permettent d’obtenir un titre professionnel de niveau bac. Ouvertes à tous, elles donnent la possibilité d’être formé à un métier comme ceux de secrétaire, de technicien de maintenance dans l’industrie, d’électricien… « Ce sont des formations très pratico-pratiques. Les candidats apprennent à maîtriser le geste technique en atelier », indique Stéphanie Beheydt, manager relations stagiaires à la direction de l’AFPA Ile-de-France.

La durée des cursus varie de quatre à dix mois en moyenne en fonction de la profession choisie. « Les apprenants sont de tous les âges : des jeunes en décrochage scolaire qui ne sont pas allés au lycée, des adultes qui ont exercé une profession mais qui sont en reconversion, ou encore des demandeurs d’emploi dont le secteur d'origine est bouché », précise Stéphanie Beheydt. Les GRETA, l’AFPA et les chambres de commerce, entre autres, organisent ce type de certifications professionnelles. 

Le Contrat Unique d’Insertion (CUI) pour acquérir un savoir-faire

« Ce dispositif a pour double avantage de former les personnes à un métier pendant une courte durée tout en leur permettant d’être embauchées et rémunérées par une entreprise pendant leur cursus », résume Valérie Deflandre, conseillère CIDJ. Mis en place en 2008, le CUI englobe le Contrat Initiative Emploi (CUI-CIE) lié aux métiers du commerce et de l’industrie, ainsi que le Contrat d’Accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) relatif aux emplois du public et de l’associatif.

Le bénéficiaire devient un salarié à part entière et bénéficie des mêmes droits que les autres travailleurs de l’entreprise. Il est accompagné par un tuteur dans l’acquisition des savoir-faire de l’entreprise. A l’issue de son contrat allant de six mois à deux ans, on lui remet une attestation d'expérience professionnelle, qui fait état des compétences et des qualifications qu'il a acquises pendant son CUI. L’entreprise peut également décider de le recruter de manière définitive.

L’alternance pour plonger dans le concret

Ce dispositif présente de nombreux avantages, comme ceux d’être formé à un métier donné tout en étant rémunéré, mais il est aussi plus scolaire. « En contrat d'apprentissage, la formule inclut deux à trois jours par semaine en centre de formation. En contrat de professionnalisation, c'est plutôt une semaine sur deux. Le reste du temps, l’alternant est en entreprise », rappelle Cathy Slopien, conseillère en formation continue au rectorat de Lille.

Les candidats ont accès à une large palette de diplômes technologiques et professionnels de l'Education nationale tels que les CAP, BEP et Bacs pro, ainsi qu’aux titres et diplômes délivrés par les ministères de l'Agriculture, des Sports, de la Santé. S’agissant des profils, « l'alternance est destinée en priorité à ceux qui ont besoin de concret et de toucher ainsi à la réalité d’une profession, à ceux pour qui la rémunération est importante car les alternants sont salariés et à ceux qui souhaitent intégrer rapidement la vie active, dans la mesure où une entreprise qui recrute en contrat de professionnalisation a généralement un projet d’embauche à la suite », ajoute Cathy Slopien. 

Les AFPR pour prendre un poste

« Les Actions de Formations Préalables au Recrutement (AFPR) sont proposées par Pôle emploi et visent à former une personne afin qu’elle prenne un poste précis », spécifie Valérie Deflandre. Elles s’adressent donc aux demandeurs d’emploi souhaitant compléter leurs compétences, ceci afin de répondre à une offre d’emploi pour un CDD de plus de six mois, un contrat de professionnalisation à durée déterminée ou un contrat de travail temporaire d'au moins six mois. Elles peuvent prendre la forme d’un stage au sein de l’entreprise pour en découvrir les différents métiers et services, d’un certificat d'aptitude, entre autres. Si la formation ne doit pas outrepasser 400 heures en temps plein ou partiel, elle peut être dispensée soit par l’entreprise sous la forme d’un tutorat, soit par un organisme de formation. Pendant son apprentissage, le candidat est stagiaire rémunéré de la formation et perçoit une aide au retour à l’emploi formation.

Commentaires

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Vos réactions

  • nicole
    J aimerai savoir si j ai la chance d être inscrite à une formation pour trouver enfin du travail. Merci

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  • ijjou
    j'aimerai savoir s'il ya une formation 6 mois à 1 an )pour devenir assistant archiviste gestion documentaire merci d'avance

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