Devenir journaliste web : un métier en pleine formation

Publié par © Kelformation - Amandine Chauve - le

Sites d’information, versions numériques des titres de presse, pure players innovants ou décalés… Le web est devenu un vaste terrain de jeu pour le journalisme. De quoi susciter des vocations et apporter de nouveaux débouchés à une profession en pleine refonte. Petit tour d’horizon des formations qui s’offrent à vous.

Les IUT (bac+2 /+3)

« Depuis toujours, notre programme pédagogique vise à la polyvalence de nos étudiants, souligne Xavier Terrien, directeur du Centre de formation de l’IUT de Tours, qui délivre des diplômes de niveaux bac +2 et bac +3. Il était donc capital pour nous d’insérer au cœur de nos cursus la dimension web, aujourd’hui essentielle pour l’exercice du métier de journaliste. Car même en travaillant au sein d’un titre classique de la presse régionale, les futurs professionnels peuvent être amenés à rédiger pour l’édition online de leur journal ».

Dans le concret, la formation comprend l’apprentissage des formats et tonalités propres à internet, la transmission des savoirs théoriques nécessaires au métier de journaliste web, des mises en situation professionnelle liées au web… Certains IUT, comme celui de Lannion, proposent des spécialisations exclusivement dédiées au webjournalisme.

 

Les formations reconnues par la CNPEJ (bac +4 /+5)

Outre leur très grande sélectivité, ces établissements ont en commun une place importante consacrée au journalisme web. « Ils répondent ainsi aux besoins actuels de la profession, qui offre toujours plus de débouchés sur internet », constate Xavier Terrien.

Modules de cours dédiés à internet, options et spécialisations en journalisme online, déontologie des médias web, … « L’objectif est de former des professionnels rigoureux, qui sauront respecter et faire valoir les enjeux de leur métier sur un média souvent envahi par l’amateurisme et le manque d’éthique », explique Xavier Terrien.

Les formations reconnues par la Commission nationale paritaire de l’emploi des journalistes (CNPEJ), sont au nombre de 12 :

  • Le CELSA à Neuilly-Sur-Seine
  • L’École de Journalisme et de Communication de Marseille (EJCM)
  • L’IUT de Tours
  • L’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA, ex-IUT de Journalisme de Bordeaux)
  • l’Université Stendhal – Institut de la Communication et des Médias (ICM) à Grenoble Échirolles
  • L’IUT de Lannion, le Centre Universitaire d’Enseignement du Journalisme (CUEJ) à Strasbourg
  • L’Institut Français de Presse (IFP) à Paris
  • L’École de journalisme de Sciences Po
  • L’École Supérieure de Journalisme (ESJ) de Lille
  • Le Centre de formation des Journalistes (CFJ) à Paris
  • L’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) à Paris
  • L’École de journalisme de Toulouse (EJT)

 

Les établissements privés (de bac +3 à bac +5)

Les écoles privées qui préparent aux métiers du journalisme sont nombreuses à proposer des cursus orientés web. Plus faciles d’accès, elles préparent généralement en trois ou cinq ans à cette profession.

Parmi elles, l’Ecole Du Journalisme de Nice propose par exemple une spécialisation Presse Ecrite & Cyberjournalisme. Au programme : réalisation d’articles selon les différents genres journalistiques, rédaction d’articles mis en ligne en temps réel, réalisation de reportages en direct, écriture sous contrainte de temps et d’espace, utilisation des logiciels de création de sites d’informations et de blogs,...

 

Le travail de l’image : une autre alternative

Si les rédacteurs online constituent le gros des troupes du journalisme en ligne, place est faite également aux spécialistes des techniques audiovisuelles. Genre en vogue, le webdocumentaire réclame une formation adaptée.

L’EMC (École supérieure des métiers de l’image, du son, et du multimédia) a depuis un an mis en place un cursus exclusivement dédié aux futurs réalisateurs du web. De niveau bac +3, la formation s’articule entre le travail de l’image et les spécificités de réalisation et de diffusion propres à la toile. « Encore à l’avant-garde, le métier de webréalisateur se développe au fil des attentes des internautes, avides d’illustrations sonores et visuelles. Il vient répondre à un besoin pressant des sites d’information, qui peinent à fournir à leurs visiteurs une alternative de qualité aux articles, brèves, et autres dépêches mises en ligne », explique François Galard, responsable pédagogique du département Image de l’EMC.

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